sur la Retraite des Dix-mille. X 5contrevenir, tant que l’on regardera com-me nécessaires des choses qui ne font quede luxe, tant qu’il n’y aura pas des com-missaires pour en faire une revue exactetous les mois : les désordres continueront,& l’on aura toujours un obstacle invinci-ble à la célérité des armées.
Cette raison ne fut pas la feule qui dé-termina Xénophon à réformer entiere-inent íès équipages. La quantité de valetsqui y étaient employés, lui étaient néces-saires pour opposer à f ennemi ; plusieursgénéraux ont su comme lui s’en servird une maniéré utile. Les esclaves de César,Ioríqu’il poursuivait Caton; les habitansde Beauvais, contre le duc de Bourgogne ;6c les laquais de Paris, fous les ordres dtimaréchal de Châtillon en 163 6 (b), fu-rent d’une ressource infinie pour augmen-ter leurs troupes. Qu’aurait donc pensé Xé-nophon , si vivant de notre tems, il avaitvu quarante mille hommes de livrée dansune feule ville, & quelquefois dix milleà la fuite d’une armée qui souvent n’estpas six fois plus nombreuse? N’eut il pas
(é) Gaspard de Coligni , seigneur de Châtillon,
gouverneur de Montpellier, &c.Cette maison , íi
Iec '>mniandable par son ancienneté & par les hérosS u ’clle a produits, s’est éteinte en iíp4.