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Après les honneurs viennent les récom-penses utiles,qui, comme j’ai dit,ne doi-vent être réservées qu’aux officiers quipar leurs services, leur âge ou leurs bles-sures, ne font plus en état de servir la pa-trie* & méritent son secours.
Commencer par accorder des pensions:à un homme, pendant que fa jeunesse Scfa santé lui permettent de supporter lesfatigues de la guerre, c’est lui faire ap-percevoir qu’il peut avec cela fe palierd u service; alors ennuyé de son état, ilen prêche par tout le dégoût, & aimemieux aller vivre paisiblement des pen-• fions qu’il a obtenues, que de s’exposerdavantage aux dangers de ion métier.
Ce que je dis ici, n'arrive que trop sou-vent, & c’est par cette raison que je feraisd’avis que l'on fixât le tems du service detous les officiers juíqu’à l’âge de quarante-cinq ou cinquante ans, pour qu’ils puis-sent avoir droit aux grâces pécuniaires.Non que je veuille dire par-là qu’il fal-lût forcer ces officiers de rester jusquesâ cet âge. Je leur laisserais au contrairetant de liberté à cet égard, & le trai-tement qu’ils auraient ferait si peu dechose s’ils quittaient avant ce tems, & lìavantageux s’ils l’accomplistàient, qu’ils.