sur la Retraite des Dix-mìlle. 41Moines, parce que ce n’eft qu’eux en effet>stui par des motifs d’intércts particuliers,couverts du voile du bien public qu’ils sa-vent habiller de toutes les maniérés, íefont toujours opposes à cela. Mais que lesPartisans de ce fystcme destructif, prou-vent donc une fois que le défrichement,la population & l’abondance font un malpour un ctat, & on avouera qu’ils peu-vent avoir raison.Si son
prenait cependant le parti de ne points’arreter à ces plaintes insidieuses , onverrait fe former dans des campagnesstériles autant de mariages qu’il y auraitde propriétaires, & élever par-tout despépinières de jeunes soldats, d’autant plusaffectionnés à la patrie, que leurs peresleur feraient regarder leur état commeun effet de la reconnaistance du prince,& comme lc prix le plus juste du sangqu’ils auraient versé pour leur pays.
Plutarque nous apprend dans la vie duvertueux Solon (f ), que chez les Athé-niens 011 nourrilíàit, aux dépens de la
(/) Solon, législateur des Athéniens, abolit leslois sanguinaires de Dracon , qui faisaient haïr sa pa-trie , & en établit de plus douces qui la firent aimer...loujours punir! Hé, ne vaudraic-il pas mieux pré-venir le crime! Ce fut là toute la science de ce sage. 11mourut 5 jj ans avant Jésus - Chtist. ■