sur la Retraite des Dïx-mllh. IQ Z'îiature? Pendant vingt-deuxanslqi'el’impc-iatrice Elisabeth a régné en Moscovie, ortP’y a condamné personne à la mort : lesRusses en sont-ils devenus pour cela plusbarbares ? Non, on a observé au contraireQu’il se commettait beauctíup moins demeurtres dans ce pays-là qu’auparavant.
H fuit de ce que je viens de dire, queles lois qui concernent les gens de guerrecfoivent être très-ctaires, trcs-sitccintes,& fur - tout invariables. Des soldats quivoient qu’au-lieu d’obéir aux lois, leslois obciilènt aus hommes, & changenttous les jours,n’en connaissent plus; Pin*discipline devient une luite inévitable,ík dcslors, dit' un auteur moderne, lesguerriers ne font utiles que comme des.dogues qu’il ne faut lâcher qu’au besoin,& remettre dans les chaînes ensuite.
Je l’ai déjà dit, les premières lois mi-litaires doivent être fondées fur I’hon-neur, comme ctaient celles des Romains;& c’est par cette raison que ces mêmeslois, 'si douces pour les dcîCrteurs, con-damnaient à la mort touc homme quiayant été flétri par la justice, se présentaitPour être soldat.
Autoriser le vol, comme cela était éta-oli chez les Spartiates, ferait vouloir
E iv.