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Tome second.
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sur la Retraite des Dix-mille. 1 17ces excès auxquels ils lé porterent. Je nt»veux pas dire par ià qu’il n’y ait des offi-ciers capables de s’y livrer d’eux-mcmes ;j en ai vu plusieurs de cette trempe, quine faiíaient le mal que pour le mal : maisle caractère de Xénophon ne fut jamaisporté à cette cruauté farouche qui rend lecœur iníenhble aux cris des victimes quine résistent plus.

J’ai dit farouche, car quelle gloire à unboucher de tuer un bœuf, ou un bourreaude massacrer un homme; Tout officier quine fait que faite fusiller ses prisonniers,ressemble à ces mâtins qui 11e savent quedévorer les bêtes mortes. La vraie valeuren ester ne s’exerce que contre ce qui peutfc défendre, &c s’arrête devant 1 ennemivaincu: le tuer, c'est vouloir vaincre lanshonneur, & imiter les assassins, à qui lefoin de leur siireté ne présente à leur espritvil & bas, que la voie d’exterminer çeux■qui les attaquent.

Qu’on regarde ce qu’ctaient lesCrastus,les Mahomet (p), les Lottes (ç) ; & ceux

(p) Mahomet III. ou lc cruel, qu'on ne doit pasconfondre avec Mahomet II. le prince le plus éclairede son tem$,&le rémunérateur le plus magnifiquedes arts, que l'on a leprésenté pourtant comme leplus sanguinaire Ôc le plus furieux de tous les empetffurs Ottomans....

\ y ) Hwnand ou Ferdinan4 Cortcs , çemi|hçmm*