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Tome second.
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sur la Retraite des Dix-mìlle. 169fécond, de leur attention à approfondirpar la spéculation & par la pratique, tou-tes les branches de la guerre. Pourquoine savons-nous pas, comme eux, faireusage de ces derniers moyens 1 Nous éri-geons des académies littéraires, nous for-mons des sociétés où l'on accorde des prixa ceux qui auront le mieux fait une piecede vers, ou des discours éloquens fur dessujets souvent inutiles; & nous négli-geons un établissement pareil pour lesmilitaires 1 En vain le duc de Randan &l’abbé de Serent, tenterent-ils de le fairea Besançon en 17s; : n’étant point ap-puyés dans ce projet, 8 c la ville ne pou-vant fournir des membres dans tous lesgenres, elle ne put le soutenir (/).

Le seul lieu propre à fixer une pareilleacadémie, est la capitale d’un état, parcsque l’on y peut trouver aisément les sujets,dont les connaissances réunies seraientnécessaires aux progrès de l’art. Par exem-ple , une académie composée de douzeofficiers de terre, pris dans tous les gra-

(/) Guy Michel de Durfort-Duras* duc de Randan »marquis de Ciurac » chevalier des ordres, & I’un de*meilleur* lieutenans-géneraux des croupes de France :cette maison subsiste aussi dans le maréchal de Duras*le duc de Lorges, & le duc son fils.

L’abbc de Serent* d’une ancienne maison de Brç»fague , auteur de plusieurs ouvrages estimés.

Tome II, H