Band 
Tome second.
Seite
175
JPEG-Download
 

sur la Retraite des Dix-mille. 17smains, il y avait, comme je l ai dit ailleurs,ès juges qui décidaient des talens desofficias,qui les excitaient, Sc qui les ac-compagnaient dans tous leurs exercices.

“ De-là, dit Rollin , cette estime ^univer-« selle des peuples voisins, & même des» étrangers qui ne demandaient aux La-" cédémoniens ní argent, ni vaisseaux, ni» troupes-,mais un seul Spartiate pour les- commander » (o).

Xénophon observe qu’aU milieu desamufemens que prirent les Grecs à Trébi-fonde,ils furent attentifs à s’acquitter desvœux que l’on avait faits à Jupiter, à Her-cule , & à tous les autres dieux. Cette pra-tique, adoptée de la plupart des peuplespolicés, & principalement par les chré-tiens, est d’un usage très-louable. II estnaturel de remercier 1 ’auteur de la natureaprès avoir reçu un secours inespéré-,mais il est singulier que pour toutes esepeces d’événemens, nous ne chantionsjamais en Europe qu’nn même cantique.Gagne t-on une bataille, on chante un TeVeum; naît-il un prince, c’est encore un

( st ) C« Lacédémonien étaie Xantipe , jeune subal-terne» aussi habile cjue les maîtres. II battit Régulus,le fit prisonnier à Zaraa» & rétablit la paix; ayantété renvoyé ensuite dans son pays, les Carthaginoispour se dispenser de la reconnaiíVaiice le firent noyer.

H iv