' sur la Retraite des Dìx-mìlli. î yyfcegimens entiers où Turot n aurait euque des pelotons ; il eut fallu des corpsnombreux où il n’aurait eu que de íìm-ples détachemens ; & ces corps nom*breux, qui n’auraicnt point trouve dequoi subsister après lui, auraient toujourscte trop pesans po.ur le suivre? Lui eut*on opposé des troupes légeres, il auraitete alors à deux de jeu; il aurait rappro-che ses divisions, dressé des embûches,& tombé sur l’ennemi dans le te m s quecelui-ci aurait cru qu’il fuyait?
Une chose à laquelle un officier qui íecharge d’une expédition pareille, doitavoir bien attention, est de ne íe négligerjamais fur les précautions qui peuvent lefaire réussir. Ainsi, s’il lui arrive , aprèsqu'il est descendu , de s’arrêter dans unvillage ou dans une ville, il doit premic*rement loger fa troupe dans le château,ou dans une église, ou dans un couvent,ou dans quelque autre endroit susceptiblede défense. II doit ordonner ensuite auxofficiers municipaux de préparer des loge-n aens pour deux ou trois mille hommes,d dira venir après lui. II demandera
^aucoup de contributions en pain, enviande, en farine, en chaussures, en ton-rages, dont ils commencera par pour-voir fa troupe, & brûlera le reste ensuite,