l<jÓ Commentaires
phon trouva à propos de les assembler„
ôc leur parla en ces termes :
« Ne vous étonnez point, compa-w gnons , du malheur qui nous est ar-v rivé : il produira pour le moins ce» bien , qu’il nous apprendra à nous» sier à nos alliés , 6c à ne penser pas» être si forts fous la conduite des Bar-» bares, que fous celle de nos capitai-» nés. Montrons donc aux uns que nous»> sommes plus vailíans qu’eux , 6c aux» autres , que nous lavons mieux» combattre dans nos rangs qu’en dé-» fordre ».
Après avoir ainsi passé le reste dujour , 6c le lendemain ks sacrificesétant favorables , on fit repaître lestroupes , & on les rangea par longuesfiles entre mêlées de gens de trait, quine venaient pas julqu’au front de labataille , de peur d’être blessés par lesenfans perdus des ennemis , 6c ser-vaient à les repousser ; les alliés furentrangés de la même maniéré à l’aîle gau-che. L’armée marchant ainsi au petit pasarriva au lieu où l’on avait été battu lejour précédent ; car les Barbares s’yétalent rangés en bataille, &í soutinrent