sur la Retraite des Dix-mïlle. 305
Ce projet de Xénophon ayant été dé-couvert , (es ennemis, je veux dire ceux'P 1 * etaient jaloux de fa gloire, l’accuse-rcr| t de ne vouloir plus ramener FarinéeCn Grece, mais d’allcr conquérir par mer^itelque pays éloigne. Ce n’était pas làidée de Xénophon, qui ne voulait fe fixer1 l1 auprès de Sinope : car pourquoi fe í'e-r ait-il éloigne de la Colchide s’il avaitVoulu y retourner? Cependant Silanus,Cinasion, Torax <k autres, soulèventes esprits ; ils assurent les soldats, d’après*f s promesses des Sinopiens, qu’ils aurontd es vaiiseaux & de l’argent pour finir leury et taite. L’articlede l’argent était celui quijûtcrestàit le plus les soldats; cependantes Sinopiens y manquent ; & les délateursCra i 'gnant alors la fureur des mêmes Grecs‘Juils avaient abusés, cherchent à les cal-mer par une autre calomnie. Ils feignentd entrer dans le dessein qu’ils avaient prêtéa Xénophon, & de vouloir retourner verse Phase, comme paraissant être le partiJe plus avantageux.
Ce projet, que l’on ne supposait à Xc-’^phon que dans la vue de le perdre,r ‘ eut pourtant pas été alors lans appa-le ncc de succès. Huit mille hommes dc-’etinincs, prestes de la soif de s’enrichir,hiivis de leur réputation, & commandés
L’írmétfs’opposc à <dessein.