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Jur la Retraite des Dìx-mìlle. 48 5i,e craignait rien, en lui montrant leursstages. Quelques-uns de ces Barbaresj e prierent de faire leur accord, & illeur dit, qu’ils n’avaient rien à craindreen obéissant à Seuthe, 6c qu’on ne leurferait aucun déplaisir. Mais c’étaient^là des espions qui les vinrent attaquerla nuit même , ayant pour conduc-teurs le maître de chaque maison ; carlans cela ils eussent eu de la peine à leítrouver dans l’obscurité des ténèbres,outre qu’elles étaient environnées depalis pour la fureté du bétail.
Comme ils surent aux portes, lesUns commencerent à frapper de leurscoutelas, avec lesquels ils se vantaientde couper le bout de nos piques ; lesuutres à lancer des javelots ou à mettrele feu par-tout, appellant hautementXénophon,& le menaçant de le briders ’il ne sortait.
Le feu avait déjà gagné le toit de sonlogis, tandis qu’il s’armait avec sesgens; lorsque Silanus Macestius, de1 âge de dix-huit ans,sonna de la trom-pette , Sc ils sortirent tous le casque entete Sc l’épée à la main, couverts delours boucliers &C suivis de leurs coin-
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