sur la Retraite des Dix - mille.
Seuthe lied pas le seul qui après s’êtrelaisïe ainsi corrompre par la prospérité, apersécuté ceux à qui il devait de la recon-naissance. L’einpereur Justinien en est unexemple (b ), & les princes comme Seuthe& Justinien ont eu bien des imitateurs. Ilen est peu qui comme Auguste, sachentelever par eux-mêmes les Agrippa aux-Quels ils doivent leur élévation.
Si du-moins Seuthe eût fait voir auxGrecs une impossibilité réelle de les satis-faire; s’il leur eut représenté qu’après tantde peines, de fatigues , & de hasards, ilconvenait mieux à leurs intérêts de sereposer; s’il leur eût donné quelque dé-dommagement; s’il leur eût offert en unNrot, les terres qu’il leur avait promises ;st aurait pallié par-là l’injusticc- qu’il vou-lait leur sûre. Mais point du tout, dansle plan que s’était formé ce prince, iln’avait garde de vouloir se les attacher decette maniéré. Voisin des Lacédémoniens^ui pouvaient l’inquiéter, & voulant peut-et te, à cause des succès qu’il avait eus,entreprendre des nouvelles conquêtes, il
( a ) Justinien, empereur d’Orientj croyant ne paîPouvoir aslez récompenser les services de Bcliíairc »i'! fie crever les yeux& le dépouilla de ses biens, dc^niere <ju’il fuç réduit à demander Faumcme.