II
du Roi de Prusse.
cependant que les facultés d’u n homme, íapensée doit éprouver une étrange fermenta-tion. A-t-il des talens & du caractère, ils’élève, il s’enfkmme & tire de la grandeurde fa position des facultés nouvelles. Est-illans talens & fans caractère, il chancelle, ilse trouble, il s’aveugle, il devient encore in-férieur à lui-méme. Enfin quel qu’il soit, sespremières paroles, ses premiers pas, ses pre-miers choix annoncent presque toujours lefort de ses peuples Sc les destins de son règne.
Quel sera donc le début de Frédéric ? Sonpays attend avec inquiétude. Dans une mo-narchie absolue, où la volonté du maîtrepeut tout bouleverser, Sc où les sujets ne -vivent pas avec sécurité sòus la sauvegardedes loix, un nouveau règne est toujours me-naçant; les gens de bien tremblent, & il n’ya que les vices qui espèrent. L’Europe toutaentière a auíïï les yeux ouverts fur Frédéric.Depuis qu’un système général de politiquea lié tous les États, depuis qu’aucun d’euxne peut être ébranlé fans que le contrecoupne soit universel, ou qu’il ne peut être af-faibli seulement, sans que l’équilibre ne soitdéplacé ou rompu, l’avènement d’unnouveauSouverain n’est indifférent k aucun peuple-C est un astre qui s’ayance fur rhomon* Sc
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