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larme sur sa constitution & réclame ces au-gustes traités de Westphalie, qui en font labase, il ne cherche pas des protecteurs dansson sein, ctest la France qui s’est emparée durôle de défendre la liberté germanique; &s’il y avoir dans l’Einpire une Maison quipût prétendre k cette noble garantie, la Mai-son 'd ’Hannovre qui vient de monter sur letrône d’Angleterre, & qui peut apporterdans la balance tous les moyens de cettepuifl'ante nation, y paroît encore plutôt de-stinée que celle de Brandebourg.
Telle est autour de Frédéric la situationde l’Europe. Tout autre esprit que le sienpourroit en être abattu, tout autre caractèredécouragé; mais où les hommes médiocressubissent, même avec une sorte de satisfa-ction intérieure, la loi des circonstances &de la nécessité, parce qu’elle sert de prétexte& de voile à leur foiblesse , l’homme degénie se roidit, s’élève, & se dit qu’il fautcombattre la fortune, & faire naître un or-dre des choses plus favorable.
Après avoir examiné les circonstanceslocales & politiques, Frédéric observe com-ment sont occupés les trônes qui l’environ-nent; car il y a deux manières de mesurerla puissance des nations. l’une par ce qu’elles