nu Roi de Prusse. 57
donc aussi de ce qui n’est pas sous ses yeux;il anime l’agriculture, établit des fabrique?,encourage la population, attire des étran-gers, fonde des colonies au milieu des sables,& les couvre bientôt de villages & de mois-sons. La Silésie, négligée depuis long-tenwpar ses souverains, a de plus été désolée parles armes. Le pays est épuisé, quoiqu’il rendîtpeu à la cour de Vienne, parce que le peuqui en sortoit, n’y rentroit pas, & quel’extraction d’un petit capital, que la circu-lation ne ramène pis, appauvrit plus un pays,qu’un grand écoulement de numéraire quemille petits canaux y reconduisent. Les mi-nistres autrichiens n’y ont pensé qu’à recueil-lir, & jamais à semer. Tous les revenus yétoient engagés pour des emprunts ; jusqu’kdes marchands anglois, avoìent une hypo-thèque considérable sor la province. Frédéricy répare tous les maux de la guerre & tousles abus de la paix. L’ordre & l’économiey prennent la place de la négligence & dela confusion. Les revenus du Souverain yaugmentent, Sc le pays y gagne encore,parce que de grosses garnisons, beaucoup dedépenses utiles, & un commerce plus actify laissent Sc y accroissent les moyens de re-production, C’est une grande terre qui,
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