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avoit laissé derrière lui; que cette fois sonplan étoit fait; qu’il lui falloit le cours deTElbe pour faire la guerre avec avantage, &la possession de la Saxe pour lui en alléger lefardeau; qu’enfin, il ne pouvoir pas, dansla situation où il étoit, accepter la neutralitéde cet électorat ; qu’il lui falloit des amisou des ennemis ; Sc que si le roi de Polognevouloir son amitié, il falloit qu’il fit causecommune avec lui, qu’il l’aidât de toutesles ressources de la Saxe, & qu’il joignît sonarmée ì la sienne. II étoit difficile qu’^u-£ufte souscrivît à ces conditions, Sc il con-venoit beaucoup mieux au roi de Prusie qu’ilne les acceptât pas; car à la guerre il n’y arien de si commode qu’un ennemi foible,avec le pays duquel on grossit ses moyens,Sc rien au contraire de si importun qu’unallié dont on se méfie, Sc qu’on est obligéde ménager.
Cependant l’armée autrichienne s’étoitrassemblée en Bohême, Sc marchoir au se-cours des Saxons bloqués; ce qui prouvoitassez combien la partie étoit liée entre lesdeux cours. Frédéric va au-devant d’elle,Sc l’attaque à lowofitç, avec des forces très-nférieures; car il n’avoit que vingt-huitbataillons, Sc l’ennemi en avoit cinquante