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& qui n’a manqué d’arriver aux premièresplaces du gouvernement, que parce qu’iln ’a pas eu Part, si nécessaire dans une mo-narchie, de cacher les uns, & de plier I’autre.
Cependant en prévenant si habilement &si heureusement l’orage, Fréderk ne Pa pasdissipé. Ses ennemis n’en deviennent queplus ardens 8c plus nombreux. La Franceregardant l’invasion de la Saxe comme uneinjure personnelle, achève de s’ulcérer con-tre lui, & se précipite dans tous les projetsde la cour de Vienne. La Russie fait mar-cher quatre-vingts mille hommes. La Suède,remuée par Pargent de la France, prometune diversion en Poméranie. Une partiede PAllemagne arme pour P Autriche, &C leroi de Prusse est mis au ban de PEmpire,comme infracteur du repos public; forma-lité peu redoutable s’il est vainqueur, maisqui peut le faire proscrire 8c méine dépouil-ler, si la fortune favorise la maison impé-riale, 8c qui, en attendant, met en campa-gne contre lui une armée de plus. Enfin,cinq Puissances Sc PEmpire, voilà ce qu’ilva combattre à la fois. II n’a pour lui qu’unsubside de vingt-quatre millions, que luidonne P Angleterre , Sí à l’autre bout del’Allemagne, une armée composée des trou-
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