nu Roi u £ Prusse. 113
Avant le roi de Prusse, cette manière deprolonger la guerre dans la rigueur de la sai-son, droit peu en usage. L’hisloire du siècledernier & du nôtre, ossroit, dans ce genre,quelques exemples d’expéditions passagères.C’étoit au cœur de l’hiver que Turenne avoitdélivré l’Alsace, que Louis XIV. avoit en-vahi la Franche - Comté , que Luxembourgavoit tenté d’achever la conquête de la Hol-lande, que le maréchal de Belle-Isle avoitévacué Prague, & que le maréchal de Saxeavoit pris Bruxelles, mais aucun général nes’en étoit fait une pratique constante : Frédé-ric la communiqua è ses lieutenans, Sc l’im-posa à ses ennemis. Le duc Ferdinand deBrunswick , qui trouva fa gloire à l’imiter,fit, à son exemple Sc par ses instructions,des campagnes d’hiver. Aujourd’hui les ar-mées s’y font habituées, elles s’équipent Sclè pourvoient en conséquence : & il est tropmalheureusement vraisemblable que la guerrea acquis pour toujours, ce genre de calamitéde plus. II n’en faut pas faire un crime auroi de Prusse. Un état de crise toujours vio-lent, qui l’obligeoit fans cesse à des partis ex-trêmes , Sc ii se créer des ressources hors dela route battue, lui en fit une nécessité. IICiut seulement observer que ses guerres ont