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Eloge
La campagne suivante, Frédéric ne putque se tenir sur la défensive; il confia auprince Henri celle de la Saxe, & se réservacelle de la Silésie, où les ennemis portoienttous leurs efforts. II ne s’agissoit plus eneffet pour lui de penser à attaquer; se soute-nir à force d’art, & ne pas périr en atten-dant que l’épuiscment de la guerre ou quel-qu’évlnement politique, engageât les alliésennemis à la paix, voilà tout ce qu’il pou-voit prétendre. De grandes batailles n’étoientplus même une ressource qu’il lui convintd’employer; il n’avoit plus rien à hazarder;il n’auroit pas pu réparer un grand échec.Une partie de la campagne se passa à empê-cher, cu du moins à tâcher de retarder lajonction des Russes avec les Autrichiens.Cette fois c’étoit la grande armée elle - même,aux ordres du maréchal Butturlin ,- enfin,elle s’opéra malgré le roi de Prusse. Alors ilfallut se rapprocher de Sc/iweidniti; il fallutne plus tenir la campagne, & s’enter-rcr dans des retranchement Quatre arméesl’environnoient comme à L'tegnu \, & sonordre de bataille étoit en quarté pour leurfaire face. Son armée éprouvoit la cherté,& presque les besoinsd’une ville assiégée; ony passoit les nuits, ainsi que fur une brèche,