126
Eloge
apr'sil fit une alliance avec lui; Sc il envoyaà scn arme'e un corps de vingt-cinq milleRusses auxiliaires, aux ordres de ce mêmegénéral C\ernicheff ’, qui avoit combattu, iesannées précédentes, avec les Autrichiens;révolution singulière, & qui, avec d’autresexemples de ce genre que fournit i’histoire,fait bien voir que les nations se battent moinspour des intérêts réels, que pour les capri-ces de leurs souverains. Ilenvoyoitenmcme-tems à Frédéric i’ordre de Russie, & lui de-mandoit d’étre fait colonel d’un régiment auservice de Prusse. Frédéric ib prêta à cettecomédie qui lui valoir d’assez grands services,& en échange, il lui envoya l’ordre dei’aigle-noir, & donna scn nom à un régiment russe.
Cette paix avec la Russie fut suivie dscelle avec ia Suède. Pierre avoit fait décla-rer au Sénat qu’ii la vouíoit, & la terreurqu’on avoit à Stockholm de la Ruine, ? em-porta fur le foible subside qu’on recevoit dela France. En un moment Frédéric passa doncde la position la plus désastreuse, à l’état leplus favorable ; car si Pierre III. eût conti-nué de régner, on ne peut pas calculer leparti qu’auroit tiré le roi de Prusse de la puis-sance de son fanatique adorateur ; pour lemoment, fortifié du corps de Cier.úcheff, Sc