128 Éloge
la fortune, battoir complètements Freybergil’armée de l’Empire, & se couronnoit aínfidu dernier laurier de la. guerre.
La paix se fit en effet l’hiver suivant : leroi de Prusse n’y perdit pas un village.Quel beau résultat après avoir combattu àlui seul plus de la moitié de l’Europe!Louis XIV , avec des moyens immensémentsupérieurs, avoit aussi résisté à une ligue for-midable ; mais une partie de la guerre avoitété honteusement malheureuse pour íès ar-mes, & la paix lui avoit coûté de grands sa-crifices. Ce cjue le roi de Prusse acquit aticontraire, Sc ce qui a été inappréciable parle fruit qu’il en a tiré, ce fut cette consi»stance de gloire Sc de renommée , par la-quelle il s'est maintenu en paix pendant lereste de fa vie, car il ne faut pas comptercomme une guerre, le léger orage de 177g.La cour de Vienne n'osa plus penser à la Si-lésie; l’Allemagne, sous la fauve-garde dece héros toujours armé , ne craignit pluspour fa liberté, Sc l’Europe sentit que l’équi-libre de cette vaste république de souverainsreposoit sur lui.
Arrêté par la pensée toujours présente dugenre de mon ouvrage, Sc des limites qu’ilm'impose, combien cependant j’ai passéfous