du Roi de Prusse. 153
trie, & qui ne doit aucun ménagement k unRoi qui n’est pas son ouvrage, seroit-il plusscrupuleux que les deux Impératrices? Cecju'il demande pour fa part, est pour luid’une conséquence bien plus importante en-core, que ce qu’acquèrent ses voisins; c’estUn ancien démembrement de la Prusse, c’estUne des provinces de la Pologne la plus riche& la plus peuplée ; c’est à la sois la clef de lafistule, & celle de Dantzik, qui tôt ou tarddoit tomber dans ses mains ; c’est ce qui valui donner, dans cette partie, une consi-stance & un arrondissement inappréciables.Les trois cours étant d’accord, elles établis-sent leurs prétentions, inventent des droits,publient des manifestes, consomment le par-tage, 6c toute l’Europe, muette d’étonne-stient & d’impuiíîànce, est réduite à s’ap-plaudir tout bas, de ce qu’ayant écarté tousles préjugés, & pouvant tout envahir, ellesft’avoient pas tout partagé. Cela ne peuts’expliquer en ester que parce que les hom-mes en général, & les souverains même,conservent presque toujours un reste de pu-deur dans les injustices qu’ils commettent;Peut - être aussi les trois cours trouvèrent-dles qu’il convenoit à leurs intérêts respectifsde laisser en avant de lçurs frontières, unG 5