1-
tlt
leieHlere,i 5
’i
S>
la
le
ic
le
la
x
r
il
s
s
c
i
du Roi de Prusse. 155
*ne armée dont il s’est beaucoup occupé de-puis dix ans, & qui balance l’instructionPrussienne par d’autres avantages; il a fouslui Laudon & Lascy, il èst lui-méme éclairé,actif, infatigable, brûlant de fe signaler, &plein de respect pour le génie de Frédéric ,fans que ce sentiment lui ôte ni le courageni l’efpérance. L’Europe, dans un silencemêlé de terreur, croit que des fleuves desang vont couler. Mais Frédéric ne vouloirqu’appuyer vigoureusement les négociationsdéjà entamées à Vienne, par la médiationde la France; il étoitfûr des dispositions deMarie - Thérèse pour la paix ; infirme , usépar les années, plus usé encore par ses tra-vaux, il ne lui convenoit pas de s’engagerdans une guerre incertaine & terrible; ilévite donc soigneusement tout ce qui auroitpu l’animer ou la prolonger; il n’attaque pas,il ne fe compromet pas à l’être, il fe con-tente de faire porter au pays ennemi, le far-deau ruineux de tout ce grand appareil. Lapaix se fait; la cour de Vienne n’obtienr,pour ses prétentions, que quelques baillia-ges en deçà de l’Ems, & le reste de la succes-sion soit le cours des loix. La part de Frédé-ric fut une gloire pure, & telle que dévoiela préférer un prince philosophe qui s’avan-
G 7