du Roi de prusse. 169
Noient, Sc il en dirigea les manœuvres. Sapensée avoir encore l’influence de Faction,& ses mains défaillantes renoient, fans leslaisser flotter, les rênes de tout. Frédéricpensoit fans doute comme Vespasien, qu’ilconvenoit à un souverain de mourir debout;car presque jusqu’à son dernier jour il seleva & il s’habilla comme de coutume. Peude tems avant fa mort un officier françois,«vide de Pappercevoir seulement &c d’empor-tcr ce grand souvenir, pénètre dans les jar-dins de son palais, il s’avance pas à pas, &Cà la faveur d’une palissade, il voit, près del’appartement du Roi, furies marches du pé-ristile, un homme seul Sc assis. Cet hommeétoit vêtu en uniforme, & à demi recouvertd’un manteau, il étoit coeffé d’un grand cha-peau à plumet- une feule de ses jambes étoitbottée, l’autre étoit allongée & il paroissoiten souffrir, il caressoit un chien & il se ra-nimoit aux rayons du soleil levant. Cethomme étoit Frédéric ; Sc ce costume, dontl’originalité même a quelque chose de grand,ce tableau, dans lequel on voit tout ensem-ble le héros qui dispute à la mort les restesd’une vie qui peut être utile encore, & lephilosophe qui s’approche avec simplicité desa fin, sont piquants à transmettre à la po-li