JSo Remarques.
pas assez vécu pour voir ce Code achevé , sonsuccesseur a fait plus ; il a approuvé & fixé d’unemanière légale la concurrence des états aux déli-bérations fur les loix projetées. Cependant s’il estvrai qu’un jour les provinces soumises au sceptreprussien jouiront d’un recueil de loix qu’elles seseront données en quelque façon elles-mêmes,c’cst toujours à Frédéric II. qu’on fera redevabledu choix du sage ministre qui a entrepris ce grandouvrage. Au reste quand ce même Roi approuval’idée de son grand - chancelier de soumettre leprojet du nouveau Code à l’examen du public,il fit voir par-là combien peu il méritoit le re-proche du despotisme, fur lequel fauteur n’osele justifier entièrement. II montroit son désir devoir la justice bien administrée par la plus grandeimpartialité, par une extrême vigilance & par lezèle avec lequel il prtnoit le parti de tous ceuxque leur foiblesse & leur pauvreté paroissoientexposer aux oppressions des grands & des riches.Ce seroit être peu équitable que de ne pas excu-ser aisément les fautes que ce zèle lui a pu fairecommettre. Les avantages qu’il a procurés à sesétats par rétablissement d’un nouvel ordre judi-ciaire , font trop connus pour que j’aie besoin dem’y arrêter.
Mr. Z.