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ÉVÉNEMENS DE L’AN VI. (1798.) 55

Rlnn et les mutations de propriétés des individus possessionnéssur la rive cédée à la France . Le principe accordé, de nouvellesdifficultés survenaient sur le mode d’exécution : des notes tardiveset le plus souvent insignifiantes ou évasives étaient données parles plénipotentiaires de l’Autriclie aux demandes les plus pré-cises, adressées par le Gouvernement français , relativement auxarméniens de la Russie et à la marche des troupes de cette puissance.

L’Angleterre cependant profitait de ces lenteurs : elle sentait lebesoin d’alliés. Il lui fallait former contre nous une nouvelle coali-tion. Pour réussir dans ce projet, elle envoie dans plusieurs courssouveraines des agens diplomatiques , empêche la reine de Portu-gal d’entrer dans la pacification , cherche sur les limites de l’Europeune puissance étrangère aux orages qui désolaient cette partie dumonde, et parvient à faire déclarer la Russie contre nous. Maisséparée de la France par un intei'valle difficile à franchir, la Russie ne pouvait inspirer de grandes craintes tant qu’une puissanceintermédiaire n’ouvrirait point un passage libre à ses troupes etses ports à ses flottes. Cet obstacle est aussitôt aplani que prévu,et la Porte, cette ancienne alliée des Français , entre dans la nou-velle coalition, qui paraît mieux combinée que la précédente etplus redoutable. On ne connut le parti que prenait la Russie quepar les bruits qui se répandaient de la marche des Russes , et parl’acceptation que fit Paul I. er du titre de grand-maître de l’ordrede Malte, titre qui lui fut offert par l’Angleterre pour l’engagerà reprendre l’île, chef-lieu de cet ordre, tombée au pouvoir desFrançais .

Au bruit de l’expédition d’Egypte, le cabinet de Londres voyantque la France était privée d’un nombre considérable de soldatsd élite, de Bonaparte , et de ses compagnons d’armes illustrés dansles champs de l’Italie , crut que le moment favorable était arrivé. Laprobabilité de l’affaiblissement de nos armées, soit par une guerrelongue, soit par l’envoi de troupes en Égypte , fut un des motifs quipromettait d’autant plus de succès, qu’il offrait à la fois un grief

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en octobre.

( vend- au Vil. )