DIVISIONDU LEVANT.
30 Ocf. 1798*Ç*j7Yen.<l, anVII)
o novembre.
( 13 brumaire. )4 novembre.
(14 brumaire.)
Arrivée del’escad.Iiuss.
6{ CAMPAGNE DE L’AN VIL (1798.)
l’ordre de rassembler dix mille Albanais et de les conduire aucamp ottoman près de Widdin . On devait les employer contreP as sw an- Oglou. Le général Chabot dépêche son aide-de-camp versAU pour l’engager à ne pas se déclarer contre Passwan. Cettemission fut infructueuse. Sachant que le Grand-Seigneur se ran-geait parmi nos ennemis, AU combine contre nos troupes desmesures offensives. Il veut s’emparer par ruse de Prévéza ; il éta-blit un camp à Nicopolis . Bientôt même, violant le droit des gens,il retient l’adjudant-général Rose à qui il avait fait demander unentretien particulier. Ce fut la première hostilité. Le généi'al Cha-bot ne recevait point de nouvelles de l’armée d’Italie , dont ladivision du Levant faisait partie. Cette division n’était que de troismille deux cents hommes dispersés dans les forteresses des Sept-Isles, et dans les quatre arrondissemens continentaux : quelquestroupes levées dans le pays s’étaient jointes à ces détaehemens.
Ali s’empara des hauteurs qui dominaient le fort Butrinto ; maisles troupes turco-albanaises en furent bientôt débusquées par lesnôtres. Il y eut à Butrinto plusieurs combats dans lesquels nouseûmes l’avantage malgré notre infériorité ; l’ennemi fut vainqueurà Nicopolis et à Prévéza. Nos détaehemens se retirèrent à Corfou :les Manduchiotes se révoltèrent et furent battus. Le 14 brumairel’escadre russo-turque arriva. Ouchakow somma le commandantfrançais de se rendre. Sur son refus, les alliés assiègent Corfou : 1 agarnison fît plusieurs sorties audacieuses ; le fort Saint-Laurent sedéfendit pareillement avec courage. Enfin, réduits à la dernièreextrémité, les Français capitulèrent et sortirent avec tous les hon-neurs militaires (1).
AU avait près de douze mille hommes, et le corps de Gallo-Grecs,