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ARMÉE

D’ITALIE .

4 déc . 1800.

(4 uivose.)

18 fév . 1801.

( pluviôse. )

84 CAMPAGNE DE L’AN IX. (1801.)

Murat arrivaient du côté d’Ancône ; Macdonald, après une marcheforcée, prenait Trente. L’évacuation des vallées du Tyrol italien parles alliés, que les Français poursuivaient jusqu’àLevico, laissait àceux-ci les moyens de communiquer sur sa droite avec le généralMonccy , maître de Rovérédo . Les corps aux ordres ylugereaus’approchaient des pays héréditaires par la gauche du Danube ;Moreau y arrivait par la droite ; Macdonald occupait les montagnesdu Tyrol ; Brune allait entrer dans celles de la Carinthie et toucherà la droite de l’armée de Moreau , qui tenait les vallées de laMuerche. Vienne se trouvait dans l’état le plus critique. Le princeCharles , généralissime de toutes les troupes, est autorisé parl’Empereur à proposer un armistice. Il fut signé à Steyer et renducommun à toute l'Italie par une convention conclue à Trévise le26 nivôse ( 16 janvier 1801 ). Cet armistice livrait aux Français toutes les forteresses du Tyrol. A cette époque, notre armée avaitparcouru quatre-vingt-dix lieues en vingt jours, pris vingt-cinqmille hommes et cent quarante pièces de canon. Les Autrichiensavaient perdu un espace de soixante-dix lieues, envahi par nostroupes, et leur quartier général était rétrogradé jusqu’à Schoen-brunn aux portes de Vienne .

Le roi des deux Siciles restait, dans l’Italie , seul en guerre avecla France . La lutte eût été trop inégale. Le général Damas , com-mandant les troupes napolitaines, signa, à Foligno , une suspensiond’armes. Soult était entré avec douze mille hommes dans le royaumede Naples , que l’armistice mit à l'abri d’une invasion.

La promesse positive de la paix, précédée de ces deux armistices,et suivie du traité de Lunéville, arrêta le cours de nos victoires.

Les préliminaires de la paix avec l’Angleterre furent signés àLondres le g vendémiaire an X ( 1. octobre 1801 ), et suivis d’untraité conclu à Amiens le 5 germinal an X (26 mars 1802 ).

S VIII.