9 o CAMPAGNE DE L’AN XIV. ( i8o5.)
armée vaux: ils atteignent l'archiduc à IYordlingen. Ce prince se sauved'allemagn. avec une partie de son armée; l’autre est enveloppée et prise sanscombat.
Mack n’avait plus à Ulm que trente mille hommes : il capituleapres avoir vu les postes avancés de ses camps enlevés à la baïon-nette par Bonaparte en personne, et avoir essuyé une cannonadede trois heures. Il livre vingt-huit mille prisonniers, trente-sixdrapeaux, cinquante canons, et fait déposer lui-même à sa troupeles armes aux pieds des vainqueurs.
Après avoir fait soixante mille prisonniers, Bonaparte marchesur Vienne. Le corps allemand de Kienmayer , destiné à couvrirl’Autriche, se sauve en Hongrie : l’Impératrice et ses enfans ycherchent pareillement un asile. Les Russes passent le Danube à Lintz, à Crems, coupent les ponts, prennent la route de laMoravie,Trois divisions françaises poursuivent sur la gauche de ce fleuveles Russes qui font volte-face à Stein. Le corps du maréchal Mor-tier, fort seulement de quatre à cinq mille hommes, enveloppé parCombat ae trente bataillons, se serre, et résiste, tandis qu’une réserve com-Diernstem. man( j e ' e p ar } e général Gazan s’ouvre un passage, l’épée à la main,et le dégage. Quatre mille ennemis, au nombre desquels était legénéral Smith, périssent dans cette journée mémorable.armée Pendant ces rapides succès, qui ne furent mêlés d’aucun revers,D’iTAUE. l’armée d’Italie, qu’on peut considérer comme l’aile droite de lagrande armée, remportait des avantages sous les ordres de Massèna ysecondé des généraux Gouvion Saint-Cyr, Reynier , Gardanne ,»8 oct., 1 et 2 Duhesme , Espagne , Monnet , Molitor et Pully . Battus près de Vé~n°vem. i8o5. rone , j es Auti’ichiens le sont encore sur les hauteurs de Val-Pantena,irLT^xiv.) et bientôt après à Saint-Michel. Au combat de Caldiero ils perdentplus de trois mille hommes. A Cara-Albertina cinq mille déposentles armes. Sur les bords du Tagliamento , dont ils tentent vaine-ment de disputer le passage à nos troupes, ils reçoivent un nou-ve ^ échec. Enfin, à Castel-Franco Gouvion Saint-Cyr et Reynier lesdéfont complètement, leur prennent six mille hommes, le prince