y avait dans la place appartenait de droit à la garnison ; mais des lecommencement elle en avait fait le généreux sacrifice aux femmes etaux vieillards, de sorte qu’elle était exposée aux bombes , même pen-dant les courts intervalles consacres au repos.
La troisième parallèle à chacune des deux attaques était déjà depuisplusieurs jours à sa perfection ; et plus une irruption prochaine sem-blait devenir menaçante , plus la contenance de nos troupes dans leschemins couverts semblait être imposante. La nuit du 21 au 22 juillet,M. 'Fholozé , colonel directeur du génie, faisant les fonctions degénéral de brigade , l’ennemi parut se mettre en disposition d’atta-quer, mais ne poussa point à bout son entreprise. La nuit du 23 au25 , M. Dembarrere , capitaine du génie , faisant les fonctions degénéral de brigade , était de service ; deux fois les ennemis sortirenten grand nombre de la parallèle pour attaquer le chemin couvert devive force, et deux fois ils furent repoussés par la fermeté de nostroupes et le feu vif qu’elles firent : la nuit du 25 au 24 , même ten-tative et même résistance.
La nuit du 24 au 2 5 juillet, M. BaLin , colonel du 29.® régiment,brave officier, mais vieux , faisait les fonctions de général de brigade.L’ennemi , vers les neuf heures et demie du soir, fit jouer devant l’ou-vrage à corne âeMojis trois globes décompression dont l’explosionfut des plus violentes ; l’instant d’après , les chemins couverts deJ\ 4 ons et de S.-Sauve furent assaillis par des forces considérables; onreçut l’ennemi, sur plusieurs points, à coups de bayonnettes, et il yeut du carnage ; mais dans les endroits où les globes de compressionavaient joué, nos troupes de garde, ébranlées par l’explosion et acca-blées par la supériorité du nombre, furent forcées d’abandonner lechemin couvert ; les détachemens de réserve, postés , soit dans lesfossés , soit dans les ouvrages avancés , ayant été de même ébranléspar le ravage que l’explosion terrible des globes de compression avaitsubitement produit, et par les madères qu’elle avait fait jaillir sureux , ne remplirent pas leur destination , qui était de protéger laretraite de ceux qui abandonnaient le chemin couvert : de sorte que