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siège de mayence.
autorisé à ouvrir des emprunts, à faire fondre de la vaisselle , enfinà faire une monnaie de siège.
Le conseil de guerre réduisit la ration de pain à 24 onces , de 28qu’elle était. Il diminua pareillement celle de fourrages , supprimales rations des chevaux des officiers , des médecins et des employés ,et fit vendre ces chevaux pour être distribués dans la garnison. Onfit tuer et saler les bœufs, qui auraient consommé des fourrages.
Le principal rempart de la ville et le camp retranché n’étaient pasdans un bon état de défense. On s’était uniquement occupé de cons-truire et d’armer les fortifications de Ccissel, de réparer le retranche-ment de Mars, celui de l’île S.-Pierre, et d’établir des batteries surla rive gauche du Rhin , depuis Bingen jusqu’à Manheim . Le chemincouvert du corps de la forteresse n’était point palissadé , et le campretranché avait besoin de réparations. Ce ne fut que vers la fin demars qu’on ordonna d’armer les retranchemens : ce qui ne put sefaire qu’avec lenteur, à cause de la nécessité où l’on se trouvait delaisser les ouvriers à Cassel, dont les fortifications n’étaient pointencore achevées. Il faut au moins 3oo pièces pour défendre Mayence et l’on n’en avait que 184 et g obusiers.
Le village de TVeissenau est situé à i5oo pas de la place, le longdu Rhin , et s’élève du bord de l’eau sur les pentes de la berge quilonge et domine le fleuve. On y communique en suivant le bord duRhin au bas de la hauteur. Un ancien couvent de religieuses coupeet favorise cette communication. La possession de TVeis senau, de lahauteur qui le domine, est également importante à l’assiégeant et àl’assiégé. Elle masque les mouvemens du premier dans l’attaque dufort Charles, et assure au second la possession des îles du Mein, dupont et des moulins sur le fleuve. Le premier soin du général français lut de mettre une garnison dans ce poste. U fit ensuite exercer lestroupes , composées en partie , de recrues ou de volontaires. Enfin ils’occupa des moyens de se procurer une provision de viandes et defourrages. Les villages voisins n’offraient que peu de ressources. Onne pouvait s’étendre sur la rive gauche du Rhin, défendue par une