SIÈGE DE MAYENCE. 277
distingué par ses connaissances et ses talens comme militaire 5 commeingénieur, géomètre et physicien. Les canons de toutes les batteriestirèrent. Les ennemis rendirent les honneurs dus à la bravoure enfaisant tirer pour le général Meunier 14 coups de canon par heure.
Dans la nuit du 16 au 17 juin , les alliés ouvrirent une parallèle 1 Gau ijjuin,avec une simple sape, sur le terrain au bas de la chaussée de Ma-rienborn , environ à 400 toises des palissades du camp retranché.
Vers la pointe du jour, les Français s’en rapprochèrent et firent uneflèche avec des gabions sur le sommet d’un rideau, sous le feu très-rapproché d’une batterie ennemie. Dans la même nuit, les assiégésenclouèrent une batterie près de Weissenau.
Le 18 , dès la pointe du jour, les Prussiens commencèrent à boni- 18 juin.barder la ville et à y jeter des obus. La crainte du feu pour les maga-sins fit transporter les différentes provisions dans les lieux où on lescroyait le plus en sûreté. Cette opération, répétée plusieurs fois, endiminua nécessairement la quantité.
La flèche derrière la Chartreuse , où les Français s’étaient mainte^nus malgré les batteries ennemies, fut enfin emportée.
C’est de cette époque que commence le siège en règle,
§ III.
Siège de Mayence.
Du 18 juin au 23 juillet 1793.
Dans la nuit du 18 au 19 juin, à dix heures du soir, les alliés, avec xZau^jwa368o ouvriers , firent la première parallèle et trois boyaux de com-munication qui y conduisaient. Derrière cette parallèle on éleva troisbatteries , chacune de trois mortiers et d’un obusier.
La longueur de la première parallèle avec ses communications s’é-tendait à 9400 pas ; l’aile droite était défendue par deux redoutes. Le
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