Mayence était importante , il fit, dans le courant de l’année suivante ,pour reprendre cette place, des dispositions qui n’eurent point lesuccès qu’on en attendait.
Une armée française, sous les ordres du général Shaal, bloquaMayence en x 794. Cette armée , faible et sans moyens, ne put bloquercette place que sur la rive gauche , de sorte que la ville ne cessa decommuniquer par Cassel avec l’armée ennemie.
Les Français firent pendant l’hiver les lignes de contrevallation tra-cées sur le plan. Ils essayèrent de construire une flèche au sommet dela bei’ge droite du vallon de Ganzenheim , vis-à-vis le fort Hamplstein.Les ennemis l’attaquèrent, la prirent et la rasèrent. Le capitaine dugénie Fayau périt en la défendant.
La garnison fit sur ce même plateau des redoutes et lignes de con-tr’approche, qui s’étendaient du fort Hamplstein à la pointe deHartsmultz, au dessus du moulin qui fait tourner le ruisseau deGanzenheim. Cachées derrière ces redoutes et par la pente même duterrain, l’infanterie, l’artillerie et la cavalerie de la garnison balayaienttout ce qui osait paraître sur le plateau.
L’armée française , hors d’état de rien entreprendre pendant l’hiver,était dénuée de tout devant cette garnison formidable, et toujours ra-fraîchie.
On sait quelle catastrophe termina cette malheureuse entreprise. Legeneral Clairjayt passa le Rhin près de Laubenheim , surprit et mitsans peine eïi' déroute cette armée affaiblie et découragée.
Ce ne fut que le 9 nivôse de l’an VI (29 décembre 1797 ) que lesAutrichiens évacuèrent cette place, et la remirent au général Hatry ,qui .commandait les troupes françaises.
. Le second plan de Mayence , outre les travaux des Français et dela garnison pendant ce blocus, marque ceux qui furent perfectionnésou entrepris depuis le blocus jusqu’à la remise de cette place aux Fran-çais en vertu du traité de Campo-Formio.
Les principaux sont les trois camps du Hastenberg , de Zahlbachet de Weissenau, situés, le premier, en avant du fort Hamplstein ;