Soo ÉVËNEMENS DU BLOCUS
appuyée au village de Roppenheim , sa droite du côte de Reschwog ,et la chaussée servant de retranchement devant son front de b&n-dière.
Les ennemis, outre les bivouacs de cavalerie, firent d’abord troisredoutes, sur la droite , la gauche et le centre du village de Reschwog ,à la croisière des chemins qui pouvaient conduire à la ville du FortT r auban , afin de nous resserrer plus étroitement. Ils avaient prochede la cense de Fitresbach une petite batterie de deux pièces decarton qui tirait sur nos remparts à la queue de l’ile , d’où on leurripostait.
Le lundi 4 novembre, ils tirèrent vivement sur les forts et sur laville pendant toute la journée avec du canon et des obus, qui étaienten batterie proche de la cense de Massesy et sur la rive droite duRhin . Les Autrichiens nous ont dit depuis que c'était une espècede sommation qu’ils nous avaient faite.
Le mardi 5 de novembre , ils ont débouché de leurs redoutes pardes boyaux de tranchées, et ont formé, pendant la nuit, l’ouvertured’une partie de la première parallèle à laquelle ils travaillaient pen-dant le jour.
En continuant toujours leurs travaux, le 8 ils étaient arrivésjusqu’à deux cents toises des chemins couverts du fort d ’ Alsace ^après avoir formé une espèce de deuxième parallèle dont la droitecommuniquait à la première par son prolongement. Ils avaient faitdans la parallèle meme, des batteries de canons, d’obus et de bombes.
Le 9, pendant la nuit, ils mirent leurs bouches à feu dans cesbatteries, et le 10 au matin, à la pointe du jour, ils commencèrentleurs feux sur les forts et sur la ville : deux batteries de bombes quiétaient sur la rive droite du Rhin , ainsi que celles de canons , jouèrenten même temps.
Le feu fut très-vif de part et d’autre ; l’hôpital militaire fut le pre-mier bâtiment incendié (mais on l’avait évacué depuis quatre jours),parce qu’il était le plus près, et que le feu des obus se joignait àcelui des bombes : on tenta vainement d’y porter des secours.
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