place. Le general Salis ayant refusé, le feu recommença de part etd’autre assez vivement.
Pendant cette journée on perfectionna les ouvrages de la nuit.
La nuit du 2 3 au 24 , on prolongea les communications de la gau-che et du centre jusqu’à remplacement déterminé pour la secondeparallèle ;la première, sur une longueur de trois cents toises, et celledu centre sur plus de deux^ents. On les joignit par un bout de se-conde parallèle , prolongé sur la gauche de 5o toises et de 5o toisessur la droite, et on acheva les deux batteries commencées la nuitprécédente.
L’assiégé, sur le minuit, lança des fusées de signaux. A peu près àla même heure , nous vîmes le feu dans la ville ; il durait encore àcinq heures du matin.
Nos artilleurs, excités par l’incendie, firent pendant toute la nuitun feu très-suivi, auquel l’ennemi ne répondit presque point.
Le 14 prairial (12 juin) , on élargit et on perfectionna l’ouvrage dela nuit.
La nuit du 24 au 2 5, on entreprit plus de 4°° toises de la secondeparallèle. On la prolongea, à gauche de la communication gauche ,jusqu’au-delà du saillant de l’ancien ouvrage à cornes supprimé ; et àdroite de la communication du centre, jusqu’au retour près du sail-lant de l’ancien chemin couvert de la demi-lune de l’autre ouvrage àcornes aussi supprimé.
On commença une batterie de trois mortiers de huit pouces , enavant de la seconde parallèle , entre les deux communications.
La partie gauche de la parallèle déviée, dans son tracé, par les fosséset les saillans de l’ancienne fortification , se trouva , au jour, exposéeau feu de l’artillerie de l’ouvrage avancé près la porte d’eau. Nostroupes l’abandonnèrent, et les assiégés en prirent possession à cinqheures du matin et s’y maintinrent plus d’une heure.
Le 25 prairial ( i3 juin), on s’occupa à perfectionner la secondeparallèle.
Ce meme jour, le général Clairfayt ayant reçu des renforts de
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