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SIÈGE DU QUESNOY. 3 9 5

attaque on poursuit la communication de la première à la secondeparallèle. Ces diffërens ouvrages , exécutes à la sape volante , sontperfectionnes au jour et prolonges à la sape volante.

Vers quatre heures du matin , le général Schêrer envoie au com-mandant du Quesnoy une sommation pressante, et lui notifie lede'cret de la convention nationale.

Celui-ci répond à peu près en ces termes :a Une nation n’a pas le droit de décréter le deshonneur de l’autre.

« Quels que soient les succès des armées françaises, mon intention est« de défendre mon poste de manière à mériter l’estime de celui qui« me l’a confie' et meme celle de la nation française. *

Cette réponse e'tant un refus formel, toutes nos batteries, qui ,pendant la sommation, ont garde' le silence, recommencent à tirer.Elles ne prennent pas sur celles de la place assez de supériorité' peurles éteindre. Au contraire, beaucoup de nos canonniers sont tués, et,plusieurs de nos pièces sont démontées , et même notre batterie dedroite de la grande attaque est mise dans le plus grand désordre parl’explosion d’un dépôt de poudre auquel une bombe ennemie a misle feu.

Le temps, qui jusqu’à présent a été passable, commence à se mettreà la pluie.

Le 17 thermidor (4 août ). Pendant la nuit la seconde parallèleest considérablement prolongée à la sape volante par la droite et parla gauche, à ses extrémités. Une nouvelle communication à cette pa-rallèle et une demi-place d’armes à droite sont ouvertes. Le feu deéchemins couverts blesse quelques volontaires.

À la fausse attaque la seconde parallèle est entreprise sur un déve-loppement de 200 toises. La résistance du commandant^/ Quesnoy ,qui brave le décret de la convention nationale , devant naturellementfaire prendre à ce siège le caractère le plus sérieux, on prend desmesures pour faire venir des places voisines une plus grande quantitéd’officiers du génie et de mineurs, afin de pourvoir d’avance au rem-placement de ceux qui succomberont aux hasards de la guerre.