4 os SIÈGE Dü QÜESNOT.
l’ignorance de la garnison touchant le decret et de la soumission deschefs, la convention nationale veut bien recevoir la garnison du Ques -noy à discrétion.
Il se trouve dans la place 2,800 hommes d’infanterie, quelque ca-valerie, 120 bouches à feu, dont quelques-unes démontées, trente-cinq milliers de poudre et une certaine quantité de fer coulé.
CONCLUSION.
Le siège du Quesnoy , l’une des meilleures places de la frontière duNord, maigre' l’activité' qu’on y a mise, a dure' dix-huit jours de tran-chée ouverte, car le commandant ayant offert de se rendre le 25 ther-midor ( 12 août), et ayant dès-lors cessé toute défense, ce siège doitêtre regardé comme terminé à cette époque. Il nous a coûté environ4 oo hommes tant tués que blessés. L’année dernière les puissancescoalisées n’employèrent que quinze jours d’ouverture de tranchéepour s’en rendre les maîtres. Les raisons de cette différence sont i.° lafaiblesse de l’armée qui, à peine de sept mille hommes , ne permettaitsouvent d’entreprendre qu’en deux nuits les ouvrages qui auraient dûs’exécuter dans une seule ; 2. 0 le manque de moyens de transport quia été cause que la tranchée n’a pu être accommodée avec des bois ;5 .° la continuité opiniâtre du mauvais temps qui , pendant toute ladurée des attaques , a rendu les tranchées à peu près inhabitables. Ilest plus que probable que nos ennemis y auraient passé un plus longtemps, s’ils n’eussent eu que les mêmes moyens, et surtout s’ils eussentrencontré des contrariétés égales.
On ne peut trop louer les généraux et les troupes de la conduitequ’ils ont tenue à ce long siège; il serait difficile de dire s’ils ontmontré plus de courage à braver des dangers sans cesse renaissans,que de constance à supporter les injures continuelles du temps.
Nos jeunes artilleurs ont suivi avec ardeur les traces de leurs ancienscamarades, presque tous victimes des hasards de la guerre. Ils netarderont point à acquérir leur adresse tant vantée et leurs talens siutiles.