ET SIÈGE DE L’ÉCLUSE. 4*7
redoute et l’espèce de retranchement, pour préserver ce cheminementdu ricochet. Ce travail fut continué le 20.
Les travailleurs furent pendant la nuit très-peu inquiétés par lefeu de l’ennemi. A dater du point du jour jusqu’au soir, le feu futtrès-vif et presque continu. Deux hommes furent tués,.plusieurs furentblessés ; le citoyen Descroix , sous-officier attaché à.la brigade dugénie , fut de ce nombre , mais' légèrement.
La nuit du 19 au 20, nous entreprîmes sept nouveaux Loyaux enzigzags, qui nous portèrent environ 60 toises en avant. Le temps futsi mauvais cette nuit et le jour suivant, qu’il fut impossible d’entre-prendre six autres boyaux tracés en avant, à la fascine, par les offi-ciers du génie.
Le feu fut presque nul pendant la nuit, le jour il ne fut pas aussivif que la veille.
La nuit du 20 au 2 1 et le 2 1 thermidor ( 8 août ), le mauvais tempsmais plus encore la marée de pleine lune qui couvrit le terrain oùnous cheminions et qui inonda nos tranchées, nous empêchèrent denous porter en avant. On se borna à rapprocher les fascines , à exhaus-ser les cinq traverses en avant de la redoute, à adoucir et élargirl’entrée de la redoute, et à perfectionner les premiers boyaux noninondés.
Le 21 thermidor ( 8 août) au matin , le capitaine du génie VictorPoitevin fut blessé très-dangereusement d’un éclat de bombe à la tête.Ce jeune et brave officier succomba le a 5 aux suites de sa blessure.La République perd en lui un bon ingénieur , plein de zèle , d’intelli-gence et de courage.
La même nuit du 20 au 21 , on établit une nouvelle batterie dedeux pièces de 24 et de deux pièces de 16 dans 1 ile de Cazand , àgauche de celle déjà établie. Elle fut construite en avant de la digue surl’estran, pour qu’elle pût battre plus facilement les ouvrages à droitedu château par rapport à nous, et démonter les pièces de l’assiégé. Qny communiqua par une tranchée partant de derrière la maison, et onse porta en avant de cette maison , de manière que les canonniers