ET SIÈGE D E L’ÉCLUSE. 421
la guerre , par la chaussée qui conduit à Middelbourg , et elle déposases armes à une distance convenue de la place.
Voici un aperçu de ce que nous avons trouvé dans cette place.
Cent vingt-six Louches à feu , dont soixante en bronze.
Environ trente petits mortiers à la hollandaise propres à jeter desgrenades de trois et cinq pouces.
Plus de cent milliers de poudre.
Cinq mille fusils neufs , non compris ceux de la garnison.
Plusieurs tas de boulets de différens calibres.
Beaucoup de bombes, d’obus, de grenades de trois et cinq pouces,et de grenades à main.
Beaucoup d’outils à pioniers et tranchans.
Plus de dix-sept cents prisonniers, y compris les malades.
Enfin, plus de deux cents chevaux.
La ville a été ruinée de fond en comble ; mais ses fortifications ontpeu souffert.
Nos artilleurs ont démonté, pendant le cours du siège, un grandnombre de pièces aux assiégés.
Ce siège est surtout remarquable par la constance des troupes ,pendant toute sa durée, à surmonter les obstacles que les élémensréunis leur ont opposés. De tous ces élémens, comme l’a dit avec véritéle général Moreau , le moins dangereux était le feu.
Pendant dix jours, nous avons été arrêtés dans notre, marche parl’eau du ciel et celle de la mer, sans pouvoir faire un seul pas enavant. Nos troupes, affaiblies par les maladies, n’ont point été rebu-tées par ce contre-temps ; elles se rendaient tous les jours à découvertaux batteries et à la tête des tranchées. Les grenadiers se sont distin-gués par leur courage, et par leur patience à passer les jours et lesnuits dans des parcelles de tranchées entourées d’eau, et souvent àmoitié inondées elles-mêmes.
Je ne dois pas passer sous silence la bonne Volonté des soldats em-ployés connu e travailleurs à la confection des tranchées et au transportdes fascines : mais ceux du 5.° bataillon du Lot se sont constamment
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