44 ° SIÈGE DE N I E U P O R T.
déterminaient sur la rive droite du chenal les emplacemens de plusieursLaiteries contre le fort T^irevoub et la communation de ce fort avecla place. Une de ces batteries de trois pièces de 16, était destinée àrompre les postes du Sas (1) cle Furnes , ainsi que le pont au-dessusde ce Sas. Ces batteries entreprises la nuit du 20 au 21 ne purentcommencer leur feu que le 25 messidor au malin ( i5 juillet).
L’ouverture de la tranchée fut fixée à la nuit du 2/y au 2.5, afind’avoir le temps de se pourvoir d’une quantité suffisante de saucis-sons , fascines, etc. Ce délai fut mis à profit : on ne cessa d’inquiéteret de fatiguer l’assiégé, surtout du côté de Firevoub ; les grenadiersou chasseurs de garde s’approchèrent de ce fort à la faveur des dunes,et parvinrent à s’établir dans des trous qu’ils creusèrent à environ 5otoises de son chemin couvert.
Le 24, l’assiégé fit une sortie du côté de Schoor-Backe , pour faireentrer dans la ville les bestiaux de ce canton : nos troupes l’attaquè-rent et le forcèrent à rentrer dans la place.
La tranchée fut ouverte le 24 à dix heures et demie du soir : huitcents travailleurs furent occupés à l’attaque principale. Ils entreprirenti.° une communication de plus de 200 toises partant de la maisonrouge; 2. 0 une tranchée ou parallèle en avant, ayant plus de centtoises de longueur ; 3.° deux zigzags en arrière de la maison rouge,le premier parallèle à la place, et le second se rapprochant du dépôtdes fascines. Ce travail, bien avancé pendant la nuit , fut achevé le25. Nous y perdîmes un homme tué pendant la nuit, et un secondblessé grièvement dans la matinée. U y avait, à celte attaque, unbataillon de garde pour couvrir ou pour soutenir les travailleurs.
(1) La grande inondation d’eau de mer, à droite et à gauche du canal de Fumes,était alimentée à haute mer par ce saséclusé. Notre intention en rojnpant les portesbrusquées de ce sas, était d’écouler une partie des eaux de l’inondation ; cet objetne pouvait point être rempli; mais du moins, en brisant les portes, l’assiégé futprivé de la manœuvre de cette écluse, derrière laquelle il fut forcé d’établir unbatardeauè