Band 
[Texte.]
Seite
469
JPEG-Download
 

SIÈGE DE M À E S T R I G H T. 46 9

a un enthousiasme dont le Français seul est capable, et jurent de nerevoir le jour, le lendemain, que par la forteresse. Dans cette idée, ils seportent en avant ; mais le seul ennemi qu’ils rencontrent se trouve êtreun troupeau nombreux de cochons , cache' dans ce trou par les gens dupays, et dont ils s’emparent. Ainsi ces braves gens trouvent dans cettecaverne, au lieu de la gloire qu’ils ambitionnent, des vivres abondansqu’ils ne cherchent pas.

ATTAQUE PRINCIPALE.

Le 4 brumaire (a3 octobre). Le travail de la nuit n’est pas aussiconside'rable qu’on s’y attendait. Au lieu de trois mille travailleurs de'mandes, on n’en obtient que la moitié'. Cependant les trois interrup-tions de la première parallèle sont remplies. L’emplacement des troisbatteries de la gauche est fixé par les commandans du ge'nie et de l’ar-tillerie. Le manque de travailleurs empêche d’élargir les tranchées de laveille.

Le feu de la place est assez vif pendant la nuit et dans la matinée,après-midi il se ralentit considérablement; il est vague, et ne doitavoir de direction que lorsque nos batteries auront pris une forme.

ATTAOUE DE WICK.

Le travail est beaucoup moins étendu que celui de la nuit der-nière. Cette différence doit être attribuée au manque de travailleurs :il y a du désordre parmi eux : les soldats de garde et les travailleursétant armés les uns et les autres, les officiers du génie ne peuvent pasen faire la différence.

Le feu de la place est de même nature et aussi peu meurtrier quecelui de l’attaque principale.

Le temps commence à tourner à la pluie : l’avancement de la saisonfaisant craindre que cette pluie ne soit abondante et durable, oncommence à faire couper dans les bois de Petersen de jeunes pinspour en paver les tranchées et les rendre praticables aux troupes,et surtout à l’artillerie. On choisit des brins de trois à quatre poucesde diamètre, et on les coupes de neuf pieds de longueur.

T. x.

6x