ATTAgUE PRINCIPALE.
Le 8 brumaire (29 octobre). On élargit la parallèle, les zigzags etles communications particulièrement celles qui conduisent aux bat-teries.
A onze heures du soir le mauvais temps fait partir les travailleurs ;les officiers du génie ne peuvent les retenir, et restent seuls dans latranchée.
Depuis quelques jours les volontaires prennent l’habitude d’empor-ter les outils de la tranchée dans le camp : cet abus est au point qu’iln’en reste plus que les deux tiers. On prend des mesures rigoureusespour arrêter ce désordre.
ATTAQUE DE VT IC K.
On élargit et l’on perfectionne les tranchées et surtout les boyauxqui mènent aux batteries. Les communications sont presque totale-ment pavées en bois.
ATTAQUE DE SAINT-PIERRE.
On se rend maître pendant la nuit des maisons brûlées qui sont aupied du fort du côté de Jaër. On se jette dans une nouvelle entréede caverne qui se trouve un cul-de-sac , et n’avoir aucune commu-nication avec la grande caverne.
A la pointe du jour la prudence commande d’abandonner cettepetite conquête trop aventurée. Cette petite caverne, voisine de lagrande, située entre elle et le fort, diminue beaucoup les espérancesque les officiers du génie et de mineurs avaient conçues de leurs globesde compression : il est probable que cette nouvelle cavité diminueraou même annullera leur effet.
Le feu de la place continue à être soutenu. L’assiégé commenceà tirer un plus grand nombre de bombes, d’obus et de grenades. Cesarmes, les plus à craindre, ou presque les seules à craindre dans destranchées bien faites, commencent à nous faire éprouver des pertes,surtout à l’attaque principale.
Le temps devient mauvais d’une manière alarmante ; l’assiégeant