SIÈGE DE M A E S T R I C H T. 481
de la guerre des sie'ges , a montré un courrgc et une constance admi-rables. Elle était animée par des généraux habitués à la conduire à la
victoire.
Les officiers du génie méritent les plus grands éloges pour l’activitéet la célérité qu’ils ont apportées dans leurs travaux. Ainsi qu’au siègedu Quesnoy , ils ont constamment cheminé à la sape volanLe , sansque le feu de la place, quelque vif qu’il ait été, ait pu les chasser.Aussi pendant le jour négligeaient-ils de se prolonger à la sape pleine ,parce que ce travail lent leur paraissait à peu près nul auprès de celuiqu’il étaient assurés de déployer pendant la nuit. La beauté et l’im-mense développement des tranchées qu’ils ont ouvertes pendant lapremière nuit, en ont tellement imposé à l’assiégé, que les officiersautrichiens , lors de la capitulation, nous ont avoué avoir cru notrearmée forte de 80 mille hommes. C’est à celte heureuse illusion quenous devons la tranquillité dont nous avons joui depuis cette époque.Dès-lors l’assiégé n’a plus osé faire de sortie.
A Maëstrichb , le i5 brumaire , l’an 3. e de la République française (fi novembre 1794).
Le général de brigade commandant du Génie.
Signé MAR ES CO T.
Officiers -principaux qui ont servi au siège de Maëslricht.
Etat-major.
MM. KLÉBER, général de division, commandant l’armée de siège.RÀRBOTJ , général de brigade , chef de l’état-major.
O rm an CE Y, adjudant-général.
Mireur, idem.
Becker, idem.
Paradis , idem.