SIÈGE DE VENLO. 5 o 5
vrages de la ville , devait être compose'e de deux pièces de 13 , deuxde 8 et deux obusiers ; la seconde , dont l’objet était de battre le fortKinnel et les ouvrages de la ville , devait cire d’un obusier et de deuxpièces de 8. Les massifs de ces batteries furent achevées la même nuit.
Le 3 brumaire (24 octobre). Le général Laurent somma le com-mandant de lui rendre la place. Il avait calculé d’avance ses moyens ,et il était sûr que toutes ses batteries seraient prêtes à tirer le 4 aumatin, dans le cas où le commandant refuserait de se rendre. Il de-vait en même temps faire attaquer de vive force le fort Saint-Michel,et les mesures étaient tellement combinées que tout promettait deréussir.
Il se décida à faire cette sommation, pour ne pas découvrir à contre-temps aux assiégés la faiblesse de notre artillerie , et pour ménagerles troupes du siège trop peu nombreuses, à raison de l’attaque pro-jetée sur le fort Saini-Michel, pour suffire à celte attaque, et à releveren même temps la garde des tranchées.
La hardiesse et l’avancement rapide de nos travaux de siège , et lessuccès des armées du Nord et de Sambrc-et-ûlcusc qui avaient forcéles ennemis à repasser le Rhin , étaient des motifs déterminans pourengager le commandant de la place à accepter des conditions avanta-geuses. Après deux jours de pourparlers , la capitulation fut signée ,et le 5 au matin ( 2 G octobre ) , nos troupes occupèrent la porte deTegelen .
Le g brumaire (3o octobre). Aux termes de la capitulation , lagarnison hollandaise, au nombre de 1900 hommes, partit de Venloavec armes et bagages et dix pièces de canon de bataille pour se rendreà Heusrlen.
La reddition de cette importante place nous a valu cent soixantebouches à feu, dont les deux tiers en bronze, trente petits mortiersà grenade, deux cent dix milliers de poudre, un grand nombre defusils , des arsenaux complets et des magasins considérables.
Sa reddition est sans contredit due au courage et à la hardiesse de
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