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SIÈGE DE N I M È G U E.
du quatrième boyau une parallèle en avant du moulin, destinée à pro-téger la batterie projetée. L’assiégé ne tira point pendant la nuit : aupoint du jour son feu fut très-vif et continu ; les tirailleurs surtout quioccupaient le haut du rideau dans la direction de la parallèle , in-commodèrent beaucoup nos gardes et nos travailleurs.
La nuit du 13 au 15, on perfectionna, à l’attaque de droite, l’ou-vrage de la veille : à dix heures du soir, nos troupes chassèrent lestirailleurs ennemis qui occupaient au haut du rideau la petite maisonou gloriette, ainsi que le ténement destine' à la batterie. On profitade ce moment pour prolonger d’environ 160 toises le troisième boyaudestiné à servir de tranchée; et on se fût porté jusqu’à l’emplacementde la batterie, si nos troupes eussent conservé le poste de la gloriette.L’assiégé les ayant repoussées à son tour, on termina cette tranchéeou parallèle par un crochet.
Le feu des ennemis, particulièrement celui de mousqueterie, futcontinu toute la nuit, ainsi que la journée du i3, et nous perdîmesplusieurs personnes.
La même nuit, à l’attaque de la gauche, on perfectionna la portionde parallèle faite la veille, et on établit un boyau de communicationen arrière de plus de a5o toises de longueur, pour se garantir del’effet des batteries établies par l’ennemi sur la rive droite. Ce travailfut continué pendant le jour sans aucun accident, et, on communi-qua au dépôt de la tranchée par une coupure dans la digue.
La nuit du i3 au 14 > on se porta à l’attaque, de Ja gaùclie environ.120 toises en avant de la parallèle, par plusieurs zigzags entre lavieille et la nouvelle digue ; on s’occupa en même temps à formerla batterie et à préparer le chemin pour y conduire les pièces : le feudes ennemis fut nul à cette attaque.
La 14, il n’y eut point de travailleurs par. une méprise. À neuf heures»du matin, l’assiégé envoya quelques tirailleurs pour reconnaître nosouvrages ; après quelques coups de fusil, ils se, retirèrent.
Le i5 brumaire ( 3 novembre). A quatre heures du soir, nous chas-sâmes l’çmiemi de la. .gloriette à l’attaque' de la droite,-A l’entrée de-