qui étaient avancées à cet effet, il se retirait en désordre vers sesouvrages avancés.
Cette sortie nous a coûté environ soixante liommes tués et un plusgrand nombre de blessés. La perte des ennemis fut beaucoup plusconsidérable.
Sur les autres fronts, les assiégés se bornèrent à faire replier nosvedettes et postes avancés.
Après six heures, nos travailleurs s’occupèrent à réparer les revête-mens des batteries, renversés par les ennemis, et à perfectionner latranchée et ses communications. Sur le minuit , l’ennemi se rappro-cha de la tranchée, mais sans effectuer aucune attaque ; il se reliraà deux heures du matin , après avoir fait enlever ses morts et blessés.Pendant tout ce temps , nos travailleurs cessèrent tout travail et pri-rent leurs armes. Le général Dewinter , commandant la tranchée, sedécida à attendre les ennemis : à mon sens, il eût mieux valu prendrele parti de les attaquer.
A l’attaque de la gauche, nous nous portâmes en avant des maisonsbrûlées à droite de la digue , et nous y établîmes une parallèle aveccommunication aux boyaux faits la veille. L’effet des sorties de l’as-siégé fut d’interrompre deux fois l’ouvrage abandonné par les travail-leurs ; il fut cependant assez avancé pour recevoir la garde et lestravailleurs de jour.
Nous perdîmes plusieurs hommes tués ou blessés à cette attaque.
On comptait mettre, cette nuit, les pièces en batterie; un accidentarrivé à l’une d’elles empêcha de les y conduire.
La nuit du i 5 au 16, les deux pièces de 16 furent mises en batterie,et on occupa le restant des travailleurs à rendre habitables la tranchéeet les communications.
La même nuit, on mit en batterie, à l’attaque de la droite, deuxpièces de 16 et deux obusiers, et on commença , à gauche de cetteattaque, en avant du moulin , de nouvelles batteries pour deux obu-siers de six pouces et quatre pièces de 12 , destinés principalement àa gir contre les sorties.