RELATION
DU SIÈGE
DE LA TÊTE DE PONT DTI UN INGUE.
Du 8 frimaire au 1 3 pluyiose an Y (28 nov. au i.e* fe'vr. 1797 ).
La tête de pont s’est tendue après dioc-sept jours de tranchée.
Nous allons donner un précis de la défense de la tête de pontà’ Huningue . Usera bon d’observer, avant que d’entrer en madère, qu’aumoment où l’armëe de Rhin-et-Moselle a repasse le Rhin (au commen-cement de brumaire) , cet ouvrage était encore imparfait, et que, dansles commencemens, l’on n’a pu travailler que sous les auspices de lagarnison que l’on y avait laissée, et à laquelle on est redevable deslongs et grands préparatifs d’attaque faits par l’ennemi.
Ces ouvrages étaient assez avancés au moment où l’ennemi a voulus’en emparer (vers le commencement du mois de frimaire). Avant quel’ennemi se décidât à sommer le général Abatutcy de rendre latête de pont, il s’était engagé quelques canonnades assez vives ; l’onvoulait empêcher l’ennemi d’établir les batteries Elisabeth , Carie etFerdinand, qu’il construisait sur notre gauche, et qui avaient vue surle Rhin . Il fut impossible de les en empêcher par notre canon.
Voyant que l’ennemi s’établissait fortement sur la gauche, l’on sedécida à former de ce côté les ouvrages n. os 5 et 6,' qui furent commencésdans la nuit du 5 au 6 frimaire.
Ces ouvrages avançaient assez lorsque, le 8 du même mois, M. leprince de Furtemberg , commandant l’armée de siège, somma le généralAbatutcy de remettre à l’armée autrichienne la tête de pont : il ne lui