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SIÈGE DE LA TÊTE DE PONT
interrompus Leur deuxième parallèle, comblée en partie la veille , a étéfinie , et ils ont ouvert à la sappe trois boyaux pour cheminer sur lagauche en avant des ouvrages 5 et G. Leurs travaux de ce côté ont étépoussés jusqu’à Go toises de ces ouvrages.
Le 12 pluviôse (5i janvier. ) L’ennemi a continué pendant la nuitses travaux avec tranquillité, et par là l’on a pu juger qu’il était occu-pé à changer de place son artillerie pour armer les batteries de laparallèle.
Sur les trois heures et demie du matin, on a fait une sortie ; onest parvenu à le repousser jusqu’à sa première parallèle; on a tenutrois quarts d’heure dans cette position. Voici de quelle manièrecette sortie a été faite» Une colonne devait se porter sur les ou-vrages de gauche, et tâcher de s’emparer des batteries Elisabeth etCarie , et enclouer les pièces ou les ramener. Cette colonne devait,avant son départ, être placée en bataille dans les ouvrages 5 et 6 , et,au signal, tourner, en marchant dans la plaine, la sappe de l’ennemi lelong du Rhin et marcher droit aux batteries, pendant que cent sapeurscouverts par deux compagnies de la colonne, détruiraient les ou-
Cette colonne était composée du troisième bataillon de la 89 .® de-mi brigade et de trois compagnies de grenadiers.
La colonne du centre devait être composée de huit compagniesprises de la garnison de la tête du pont, et rangée en bataille sur lagauche de la demi-lune 5. Elle devait au signal de l’attaque se portersur la tête des sapes de l’ennemi, et avancer ensuite jusqu’à la premièreparallèle afin de se lier aux attaques de droite et de gauche.
La colonne de droite composée d’un bataillon de la demi-bri-gade et de deux compagnies de grenadiers devait être placée à ladroite de la demi-lune, et au moment de l’attaque franchir la deuxièmeparallèle, culbuter les batteries ennemies, et se portera la premièreparallèle. Des sapeurs étaient préparés pour détruire les sapes de l’eu-nemi sur la capitale de la demi-lune.