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Lettres secrètes touchant la dernière guerre / de main de maître, diviseés en II parties [Friedrich II., König von Preußen]
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6 Relation.

ter (îe son dessein sur le convoi. Le GêneraiLestwitz retourna laprès midiau Camp, & rappor-ta, que lennemi étoit rentré dans fa coquille, &que le convoi avoit tranquillement poursuivi sonchemin. Entre cinq & six heures nous entendîmesune grande Salve dartilleric & de mousqueterie.Je ne fus pas peu embarrassé, ne doutant point,que le convoi ne fût attaqué près de Gabel. Peuaprès je vis arriver un grand trot par des détours& des sentiers les cinq Escadrons de Hussars quejavois. détachés à Gabel, & qui me dirent, qnilsn s avoient passer le grand chemin, parce quelennemi tenoit les défilés. Le Major qui comman-da ces Hussars me rapporta, que le Général Put-kammer, étant arrivé à Gabel, avoit rencontré uncorps de Troupes régulières qui lavoit assailli parune canonnade; quil avoit eu bien de la peine àamener à Gabel les deux Bataillons & une partiedes charettes; quen môme temps un autre corpsavoit attaqué la ville, & que toute Iarmée du Ma-réchal de Daun jointe à celle du Prince Charlessétoit campé près de Nîmes. Ce Major fut bienétonné, que le grand nombre de couriers quil avoitenvoyé me donner cet avis, ne fût pas arrivé.Jassemblai les Généraux les plus entendus poursavoir leurs fentimens fur ce quil nous resteroit àfaire. Lévenement étoit de conséquence. Win-terfeld s'excusa sur ses blessures & ses fatigues di-sant , que nous aurions demain assez de temps pourdélibérer. Les résolutions quil nous restoit à pren-dre, étoient;