6 Relation.
ter (îe son dessein sur le convoi. Le GêneraiLestwitz retourna l’après midiau Camp, & rappor-ta, que l’ennemi étoit rentré dans fa coquille, &que le convoi avoit tranquillement poursuivi sonchemin. Entre cinq & six heures nous entendîmesune grande Salve d’artilleric & de mousqueterie.Je ne fus pas peu embarrassé, ne doutant point,que le convoi ne fût attaqué près de Gabel. Peuaprès je vis arriver un grand trot par des détours& des sentiers les cinq Escadrons de Hussars quej’avois. détachés à Gabel, & qui me dirent, qn’ilsn s avoient pû passer le grand chemin, parce quel’ennemi tenoit les défilés. Le Major qui comman-da ces Hussars me rapporta, que le Général Put-kammer, étant arrivé à Gabel, avoit rencontré uncorps de Troupes régulières qui l’avoit assailli parune canonnade; qu’il avoit eu bien de la peine àamener à Gabel les deux Bataillons & une partiedes charettes; qu’en môme temps un autre corpsavoit attaqué la ville, & que toute I’armée du Ma-réchal de Daun jointe à celle du Prince Charless’étoit campé près de Nîmes. Ce Major fut bienétonné, que le grand nombre de couriers qu’il avoitenvoyé me donner cet avis, ne fût pas arrivé.J’assemblai les Généraux les plus entendus poursavoir leurs fentimens fur ce qu’il nous resteroit àfaire. L’évenement étoit de conséquence. Win-terfeld s'excusa sur ses blessures & ses fatigues di-sant , que nous aurions demain assez de temps pourdélibérer. Les résolutions qu’il nous restoit à pren-dre, étoient;