Je Sobínka, ce camp est séparé du nôtre par unchemin creux assez large. Le Générai Winterfclds’ est engagé à marcher avec quatre Bataillons àLobes pour avoir des nouvelles plus certaines del’ennemi. En casque les choses ne changent, lePrince Maurice marchera demain avec son Régi-ment, avec le Bataillon de grénadiers Finck, lesllegimens de Brunswick , de Stechau & cent Hus-sars, qui suivant vos ordres doivent venir prendrele pain à Pleiswedel. Nous manquons de tous lesvivres, ce misere fait raisonner le soldat. ' Je n’aîrien autre chose à vous dire, je m’en rapporte àce que j’eus hier l’honneur de vous écrire, & jefuis.
L E T T R E. III,
D u Prince de Prusse au Roi.
Au Camp de Buntzlau, le soir du cme Juillet 1757.Mon cher Frere ,
e Prince Maurice vous fera un rapport exact:
de l’état & de rimpofsibilité, où nous sommesde soutenir le Camp de Buntzlau; le manque d’eau,’de fourrage L de vivres en est la principale cause;mettez-y encore les avis qui nous viennent de touscotés, que le Prince Charles a passé l’Elbe près deBrandeis, que Daun campe à Lissa, & le corpsde Nad^sti à Stranow, par où ils nous coupentles vivres & la communiation avec Leutmeritz.Je me vois donc contraint d'occuper un Campauffi sûr & mieux situé que celui-ci, je veux di-
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